Mouche

Nouveau texte en création. En recherche de coproducteurs.

Ce texte à reçu la bourse découverte du CNL (Centre national du livre) en 2020.

Dans un futur proche, les éboueurs sont devenus des héros qui nous débarrassent de nos déchets encore plus nombreux, et les patrons pollueurs surfent sur la vague écologique pour gagner encore plus d’argent.

De Céline Balloy et avec Cédric Duhem, Michel Masiero, Mélissandre Fortumeau.

Assistante à la mise en scène: Emilie Spitale

Avec le soutien du centre culturel de Grenay, du Département et des EAT (Écrivains associés du théâtre).

Résidence à Grenay, au centre culturel Ronny Coutteure, du 20 au 23 septembre, sortie de résidence le 23 septembre.

Lecture, samedi 12 octobre 2019, librairie L’Affranchie, place Sébastopol, Lille.


Pitch 

Faute de trouver un emploi dans sa branche, Franck, un jeune diplômé en urbanisme, accepte de devenir éboueur. Rabaissé par ses proches qui ne supportent pas son métier, il va rapidement grimper les échelons pour prouver qu’il peut être le patron d’une société de valorisation des déchets. Sans scrupule, s’enrichissant sur le compte d’un capitalisme vert, il va tout faire pour développer un projet de recyclage des déchets dans l’espace. Tous les déchets, y compris les morts… Son ambition démesurée occasionnera-t-elle sa perte ? 

Le rebut c’est…

Mentir aux autres, à soi-même, au monde dans lequel nous vivons pour se hisser au plus haut dans une société où le capitalisme nous obligerait à adopter des comportements malhonnêtes.

Salir l’environnement (sa vie, ses relations, son âme) pour gagner de l’argent, prendre le pouvoir au sein même d’une entreprise de valorisation des déchets.

LES PREMICES

Ce texte a démarré avec une commande début 2016 : une pièce de théâtre pour mettre en lumière l’expérience d’un jeune journaliste qui s’était fait embaucher une petite année en tant qu’éboueur. Je n’aurais jamais écrit sur ce thème sans cette commande. Puis le projet s’est arrêté, l’équipe n’était plus disponible, les fonds manquaient mais j’ai continué. Je me suis attachée à mes personnages qui exercent un métier qui ne fait pas encore rêver : malgré des conditions de travail améliorées et un salaire revalorisé, éboueur ou « ripeur » n’est pas le métier que l’on souhaite à ses enfants. La société ultra consommatrice ultra gaspilleuse met-elle assez en lumière le travail de ces gens qui nous débarrassent quotidiennement de tout ce qui nous encombre ?

Ce texte est aussi une réflexion sur ces nouveaux héros du 21ème siècle et les débordements de notre société de consommation.

LE PROJET : une histoire d’ordures

Certes, Le rebut est un projet visionnaire qui fait un bond dans le temps : les déchets sont au cœur d’une nouvelle ère industrielle et commerciale. Ils sont de plus en plus compliqués à gérer car les gens consomment toujours autant. On ne sait plus quoi faire des déchets, la place manque : on les enterre au fond de l’océan et on les envoie dans l’espace. Dans cette dystopie, les morts, au même titre que les poubelles, sont devenus des déchets encombrants mais qui rapportent de l’argent.

MAIS ce projet est aussi et surtout l’histoire d’une ascension sociale : celle d’un homme honnêtegentil, qui en découvrant le pouvoir, l’argent, le business, va se transformer en ordure. Celui qui, éboueur, avait peur de puer, va au final puer pour de vrai lorsqu’il atteindra les plus hautes sphères dans l’entreprise. 

Le voilà le sujet de la pièce : 

La vie des ordures au sens propre comme au sens figuré.

Le pouvoir, la manipulation

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